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Le concours

C’est l’arrêté du 16/01/06 modifié par l’arrêté du 28/09/11 qui réglemente le concours d’auxiliaire de puériculture. Celui-ci est accessible aux personnes de plus de 17 ans sans limite d’âge supérieure. Aucun diplôme particulier n’est exigé pour participer à ce concours, qui nécéssite tout de même un bon niveau de collège, au moins. Il faut donc être préparé, par le biais d’organismes de formation, pour devenir auxiliaire de puériculture.

Ce concours est constitué de plusieurs phases, dont la première

  • Une épreuve écrite, de deux heures, découpée en 3 parties : culture générale, biologie et mathématiques (Opérations et conversions, niveau BEP). Les titulaires d’un diplôme de niveau IV, de niveau V, d’un diplôme étranger donnant accès à l’Université dans le pays d’obtention, ou les personnes ayant suivi une première année d’études d’infirmier et n’ayant pas été admis à la deuxième année peuvent être dispensés de cette épreuve.
  • Une épreuve de tests psychotechniques d’une durée d’1h30.

A l’issue de ces épreuves, les personnes admissibles sont convoquées à une épreuve orale. Celle-ci dure 30 minutes, dont 10 minutes de préparation pour le candidat. Le sujet de l’oral est imposé et touche au domaine sanitaire et social (Image, texte ou phrase sur le sujet). La partie de présentation vaut 15 points, tandis que la discussion avec le jury qui s’en suit vaut 5 points. Le jury, composé d’un professionnel de terrain (puéricultrice, directeur de crèche, etc.) attend du candidat qu’il expose clairement ses motivations et ses connaissance sur la formation et le métier.

A la fin des oraux, le jury établit un classement et les meilleurs sont acceptés en formation, selon le nombre de places disponibles.

La formation

On peut entrer en formation dans une école auxiliaire de puériculture après avoir réussi le concours. Il y a plusieurs possibilités de formation auxiliaire de puériculture :

  • Formation en dix mois (formation initiale), ou en 18 mois en discontinu
  • Formation complémentaire en fonction du mode d’accès au diplôme
  • Par la validation des acquis de l’expérience (VAE)

Ces différents moyens sont adaptés au parcours de chacun, et permettent tous trois d’être formés convenablement pour le métier d’auxiliaire puéricultrice.

La formation initiale compte 17 semaines théoriques et 24 semaines de stage (semaines de 35 heures).

Les stages sont réalisés en service de maternité, en établissement accueillant des enfants malades, en structure d’accueil des enfants de moins de 6 ans, en pédopsychiatrie. Il peut également se dérouler auprès d’enfants handicapés ou en structure d’aide sociale à l’enfance, un stage optionnel selon le projet de l’élève.

En théorie, la formation est divisée en 8 modules sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés, de séances d’apprentissage. Elle repose sur un référentiel d’activité et un référentiel de compétences. Ces modules sont généralement les suivants :

  1. Prendre soin de l’enfant dans ses activités de la vie quotidienne de la naissance à l’adolescence
  2. Observer l’enfant et mesurer les principaux paramètres liés à son état de santé et à son développement
  3. Aider l’infirmier ou la puéricultrice à la réalisation de soins
  4. Assurer l’entretien de l’environnement immédiat de l’enfant et des matériels de soins et ludiques
  5. Recueillir et transmettre ses observations par oral et par écrit pour maintenir la continuité des soins et des activités
  6. Accueillir, informer, accompagner l’enfant et sa famille
  7. Réaliser des activités d’éveil, de loisirs et d’éducation
  8. Accueillir et accompagner des collègues et des stagiaires en formation.

Le métier d’auxiliaire de puériculture

Comme on peut l’imaginer, l’auxiliaire de puériculture aime travailler avec les enfants. Elle ne s’occupe pas nécessairement d’enfants en bas âge, car ses missions peuvent s’étendre aux adolescents, jusqu’à 18 ans. Ses activités sont variées et demandent un certain nombre de compétences.

Dans le cadre extra-hospitalier, l’auxiliaire de puériculture accueille l’enfant et ses parents et facilite l’adaptation de l’enfant à la vie en collectivité. Elle peut être sous la responsabilité d’un éducateur de jeunes enfants, ou dans une crèche, du directeur. L’auxiliaire puéricultrice peut aussi assister une médecin pédiatre en PMI (Protection Maternelle et Infantile).

En milieu hospitalier, l’auxiliaire de puériculture dispense des soins en collaboration avec les professionnels responsables du service : Infirmière, Puéricultrice, Sage-Femme. Elle rassure l’enfant et ses parents pendant les prises de sang ou les perfusions, par exemple. Elle assiste même la sage-femme en salle d’accouchement lors de la mise au monde de bébés.

Elle assure des activités d’éveil, participe à l’éducation de l’enfant pour la continuité de son bien-être et du développement de son autonomie. En crèche, l’auxiliaire est responsable d’un groupe de jeunes enfants ( de 2 mois à 3 ans), et doit s’occuper des besoins fondamentaux de l’enfant : Sommeil, hygiène, alimentation. Elle prend également en charge

Bien sûr, l’auxiliaire de puériculture adapte son intervention selon l’âge et l’état de l’enfant : enfant en situation de handicap, atteint d’une maladie chronique ou en situation de risque d’exclusion. Elle doit également prendre en compte le contexte familial de l’enfant.

Devenir auxiliaire de puériculture, c’est l’assurance de vivre tous les jours de nouvelles expériences dans de nombreux environnements, en contact permanent avec les enfants.

La carrière d’une auxiliaire de puériculture.

Le salaire

Le salaire d’une auxiliaire de puériculture varie selon l’institution dans laquelle elle exerce.

Dans les établissement du secteur public, la grille de salaire est identique à celle d’un Aide-soignant.

Au début de la carrière, le salaire est de 1430€, et atteint 1648€ en fin de carrière pour le grade normal, hors primes et indemnités.

En secteur privé, le salaire dépend de la convention collective, sachant que l’auxiliaire peut exerer dans différents milieux. Les conventions collectives correspondant à la profession peuvent être celles des établissements privés d’hospitalisation, de soin, de cure et de garde à but non lucratif, des établissements et services pour les personnes inadaptées et handicapées, ou encore acteurs du lien social et familial.

L’évolution professionnelle

En termes d’évolution professionnelle, une auxiliaire de puericulture peut se tourner vers la formation d’éducateur de jeunes enfants. Après 3 années d’exercice du métier, l’auxiliaire peut aussi se présenter au concours d’entrée en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers), pour devenir, comme son nom l’indique, infirmier.

Questions/réponses auxiliaire de puériculture

Quels sont les diplômes nécessaires pour s’inscrire au concours d’auxiliaire de puériculture ?

Aucun diplôme n’est exigé pour passer l’ensemble des épreuves.

Il existe des dispenses partielles pour l’épreuve écrite, comme expliqué dans la rubrique Concours et formations

Ou alors, il peut s’agir d’un complément de formation , comme par exemple, une aide soignante qui veut devenir auxiliaire de puériculture.

Quelles sont les compétences nécessaires pour suivre les études?

L’auxiliaire s’occupe des enfants .

Elle utilise sa capacité d’écoute pour favoriser une communication avec les parents qui permet de prendre en charge leurs attentes, leurs inquiétudes mais aussi leurs choix éducatifs

Quelles sont les qualités requises?

Des qualités morales : patience, disponibilité, respect, empathie.

Des qualités physiques : dynamisme, forme physique car il y a beaucoup de déplacements à faire, souplesse pour se mettre au niveau des tous petits.

Des qualités intellectuelles : connaissances concernant le développement de l’enfant.

Quelles motivations ?

Elles sont propres à chacun.

Mais bien souvent les expériences personnelles, familiales ou professionnelles se sont dirigées vers la prise en charge d’un ou plusieurs enfants.

Parfois, il s’agit d’une reconversion, le candidat est devenu plus mature, plus apte à affirmer ses choix de vie.

Liens utiles auxiliaire de puériculture

Les revues professionnelles :

  • La revue des auxiliaires de puériculture
  • Journal des professionnels de l’enfance
  • Les métiers de la petite enfance

Les associations professionnelles :

  • Association Nationale des AP ANAP
  • Comité d’entente des Ecoles Préparant aux Métiers de l’Enfance : CEEPAME, 26 bvd Brune 75014 Paris

Ce comité peut vous fournir l’adresse d’un institut ou d’une école dans votre région.

Pôle Emploi – Fiche métier de l’auxiliaire de puériculture : www2.pole-emploi.fr/rome/pdf/FEM_J1304.pdf

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